ToxicFree Suisse

Pour une Suisse sans pesticides ni produits chimiques

Engagez-vous

Chaque jour, des perturbateurs endocriniens et des pesticides s'invitent dans notre alimentation, nos cosmétiques et notre eau. Vous avez envie de participer au changement ? ToxicFree Suisse existe pour informer, alerter et faire bouger les choses, et on a besoin de vous pour continuer.

Newsletter

Dans notre newsletter mensuelle vous trouverez conseils pratiques pour se protéger des perturbateurs endocriniens, l'actualité de la science, recommandations de lectures et plus encore.

Zoom sur les perturbateurs endocriniens et les pesticides

ToxicFree Suisse informe sur ces substances, propose des solutions pratiques pour réduire son exposition et celle des proches et interpelle les autorités pour que la réglementation soit adaptée aux enjeux sanitaires.

ToxicFree Suisse

Les perturbateurs endocriniens sont des substances chimiques qui interfèrent avec notre système hormonal. On les trouve dans les emballages alimentaires, les cosmétiques, les pesticides, les textiles – au cœur de notre quotidien. 

Deux publics, deux actions !

ToxicFree Suisse informe le grand public sur ces substances, propose des conseils pratiques pour réduire son exposition, et interpelle les autorités pour que la réglementation soit à la hauteur des enjeux sanitaires. 

Notre mission est de rendre la science sur ces substances accessible à toutes et tous, pour permettre à chacun·e d'agir au quotidien et exiger collectivement les changements qui s'imposent.

Actualités

Perturbateurs endocriniens : ce qu'ils sont et comment s'en protéger.

Perturbateurs endocriniens : ce qu'ils sont et comment s'en protéger.

Lundi, Juin 8, 2026

Le 4 juin 2026, Sara Gnoni, présidente de ToxicFree Suisse, a été invitée à donner une présentation sur les perturbateurs endocriniens à l’équipe de l’entreprise Loyco. Cet article est un résumé de sa présentation.

La toxification de la planète : ce que sont les perturbateurs endocriniens, où ils se trouvent et comment s'en protéger

Par Sara Gnoni, Présidente de ToxicFree Suisse, 

***

Le 4 juin 2026, Sara Gnoni, présidente de ToxicFree Suisse, a été invitée é donner une présentation sur les perturbateurs endocriniens à l’équipe de l’entreprise Loyco.

Cet article est un résumé de sa présentation que vous pouvez visionner dans son intégralité, ici.

Une planète sous pression chimique

La toxification de notre environnement est l'un des défis les plus silencieux auxquels nous faisons face aujourd'hui. Silencieux, parce que les substances en cause sont invisibles, parce que leurs effets s'installent lentement, et parce que les industries qui en tirent profit ont tout intérêt à ce qu'on n'en parle pas trop.

Les produits chimiques qui nous entourent partagent une caractéristique signifiante avec notre biologie : ils ont une structure chimique proche de celle de notre organisme. C'est précisément pour cette raison qu'ils posent problème. Ce n'est pas leur existence en soi qui est dangereuse, mais leur assemblage particulier et les quantités énormes dans lesquelles on y est exposé.

Un cadre réglementaire « à l'envers »

Pour un médicament, la logique est claire : avant toute mise sur le marché, le fabricant doit démontrer que le produit est efficace et sans danger. Le principe de précaution s'applique.

Pour les produits chimiques, c'est l'inverse. On invente une substance, on la commercialise, et c'est ensuite aux consommateurs et consommatrices, aux chercheurs et chercheuses ou aux ONG de prouver qu'elle est problématique. Ce processus est long, coûteux et épuisant, pendant que la substance est déjà largement en circulation dans les textiles, les cosmétiques, les emballages alimentaires, les matériaux de construction, les pesticides, etc.

Ce n'est pas une faille de législation. C'est un choix politique qui favorise l'industrie au détriment de la santé publique.

Un exemple éloquent : le téflon. DuPont savait dès le début que ses substances PFAS posaient des problèmes sanitaires graves. Pendant des décennies, l'entreprise a retardé la diffusion de cette information à coups de procédures judiciaires. Ce sont les collectivités, et donc les citoyen·ne·s, qui ont payé et continuent de payer le coût sanitaire de cette stratégie.

D'où viennent les pesticides ?

Les produits phytosanitaires que l'on utilise aujourd'hui en agriculture ont une origine que l'on connaît peu : la Seconde Guerre mondiale. À la fin du conflit, d'importants stocks d'armes chimiques se retrouvaient sans usage. Ces substances, conçues pour tuer, ont été reconverties en pesticides agricoles dans le cadre de ce qu'on a appelé la révolution verte.

Monsanto, créateur de l'Agent Orange, fait partie de cette histoire. Ce contexte aide à comprendre pourquoi les cultures non biologiques sont aspergées de substances qui sont, à la base, des poisons. À faibles doses, certes, mais des doses qui s'accumulent et qui interagissent entre elles.

Comment les perturbateurs endocriniens agissent sur notre corps

Notre système hormonal fonctionne comme un réseau de messagerie très précis. Des messagers chimiques, les hormones, transmettent des informations à nos cellules pour réguler une multitude de fonctions : croissance, reproduction, humeur, métabolisme, développement du cerveau.

Les perturbateurs endocriniens ont la même forme que ces messagers. Notre corps les confond avec nos propres hormones et leur ouvre la porte. Une fois à l'intérieur, ils brouillent les signaux, bloquent ou amplifient des réactions qui ne devraient pas se produire.

Les conséquences documentées sont nombreuses : puberté précoce, cancers hormonaux-dépendants, troubles de la fertilité, allergies chroniques, maladies thyroïdiennes, troubles du développement cognitif, obésité.

Deux caractéristiques rendent les PE particulièrement préoccupants.

Ils agissent à très faibles doses, parfois en dessous des seuils de détection de nos outils de mesure. Et ils produisent un "effet cocktail" : chaque substance, prise isolément, peut sembler inoffensive, mais les combinaisons auxquelles nous sommes exposés quotidiennement ont des effets qui se potentialisent mutuellement.

Les périodes critiques de la vie

L'exposition aux PE n'a pas le même impact à tous les âges. Certaines fenêtres de développement sont particulièrement vulnérables : la période fœtale, la petite enfance, la puberté, la grossesse et la ménopause.

Une exposition pendant la grossesse peut avoir des répercussions non seulement sur l'enfant à naître, mais sur la génération suivante. Les ovaires se forment in utero : une perturbation à ce stade peut affecter la fertilité d'une fille avant même qu'elle soit née.

Deux exemples concrets. Le bisphénol A, présent dans de nombreux plastiques, modifie le développement des glandes mammaires chez le fœtus, créant une prédisposition au cancer du sein à l'âge adulte. Les retardateurs de flamme, présents dans les meubles et textiles, ont la même structure que les hormones thyroïdiennes et peuvent affecter le développement intellectuel des enfants exposés.

Les compotes pour enfants en gourde plastique souple sont également problématiques : le processus de pasteurisation chauffe le contenant, ce qui libère des milliers de substances plastiques directement dans l'aliment, comme l'a documenté une étude de l'OMS en 2012.

***

Des principes simples pour se protéger des PE 

Face à la complexité et à la vitesse à laquelle la science évolue, ToxicFree Suisse a choisi une approche différente : plutôt que de communiquer des informations produit par produit, ce qui serait ingérable au quotidien, nous proposons de grands principes applicables facilement.

Dans l'assiette

Manger davantage de végétaux que d'animaux. Choisir bio autant que possible, en commençant par les fruits et légumes les plus contaminés (voir la liste des « Dirty Dozen »). Favoriser les petits poissons, qui accumulent moins de polluants que les grands. Préférer les ustensiles et contenants en métal, bois, verre ou porcelaine. Acheter en vrac, frais, de saison, non transformé ou surgelé bio. Éviter de chauffer les contenants en plastique, y compris au lave-vaisselle. Utiliser une gourde en verre ou en inox.

À la maison

Aérer souvent. Jardiner sans pesticides. Nettoyer avec du bicarbonate et du vinaigre blanc, ou choisir des produits labellisés Ecocert. Éviter les parfums d'intérieur synthétiques.

Pour les cosmétiques

Moins, c'est mieux. La règle d'or : si on ne le mangerait pas, on ne le met pas sur sa peau. Se laver à l'eau et au savon solide naturel. Porter des vêtements en matières naturelles (lin, coton) ou de seconde main : des lavages répétés ont déjà éliminé une bonne partie des traitements chimiques.

Voter, c'est aussi très important

Les choix individuels comptent. Mais ils ne suffisent pas. Ce sont les décideurs politiques qui fixent les règles du jeu : quelles substances sont autorisées, à quelles concentrations, dans quels produits.

Les décisions actuelles reflètent trop souvent les intérêts des lobbies chimiques et pharmaceutiques plutôt que la santé publique. Les arguments sur la perte de compétitivité ou d'emplois sont régulièrement avancés pour bloquer des réglementations plus strictes, y compris sur des sujets aussi concrets qu'une transition agricole vers le bio.

Voter en connaissance de cause, c'est aussi exercer un pouvoir réel sur ces choix collectifs. Et consommer différemment, c'est envoyer un signal économique aux producteurs et aux distributeurs : ce qu'on n'achète plus disparaît progressivement des rayons.

***

ToxicFree Suisse est une association d'utilité publique basée en Suisse romande. Nous informons, sensibilisons et interpellons les autorités sur les enjeux liés aux perturbateurs endocriniens et aux pesticides.

Pour aller plus loin : toxicfree.ch

Pas de commentaire encore

Activités

ToxicFree Suisse est active sur trois domaines, afin de donner à la population de Suisse les outils pour se protéger des perturbateurs endocriniens : sociétal, politique et médical. Découvrez nos actions !

Conseils et guides pratiques

Des conseils simples, facilement atteignables et pratiques pour les soins, l'alimentation et les lieux de vie (maison, travail, centres d'accueil pour enfants, etc.).



Interpellations

ToxicFree Suisse interpelle régulièrement les autorités afin de mettre les perturbateurs endocriniens au centre des discussions politiques.



Conférences et ateliers

Conférences et ateliers par l'équipe de Toxicfree Suisse et partenaires.

Notre équipe est à disposition pour organiser des ateliers chez vous. Contactez-nous !



Ressources

Notre équipe experte a compilé une liste de ressources pour vous aider à mieux comprendre les enjeux autour de la problématique des perturbateurs endocriniens et comment agir face à cela. N'hésitez pas à nous contacter si vous avez d'autres ressources à partager avec nous. 

Ouvrages

Trouvez ici les derniers ouvrages recommandés par notre équipe. 

Coup de coeur : "Les Perturbateurs endocriniens. Ces produits qui en veulent à nos hormones" (Olivier Aah, 2016).

Vidéos

Conférences, débats, conseils, pour celles et ceux qui préfèrent l'audio-visuel.

Coup de coeur : "Perturbateurs endocriniens : les nouveaux poisons du quotidien" donne un bon tour d'horizon sur le PE.

Sites internet

Parce qu'on peut toujours aller plus loin. Voici nos sites internet préférés sur la thématique.

Coup de coeur : "Générations cobayes", association pour les jeunes de 15 à 35 ans, car le futur ce sont ielles !

Notre réseau



PAN International

Réseau mondial de lutte contre les pesticides


Vous voulez tout savoir sur les perturbateurs endocriniens et comment vous pouvez agir pour une Suisse sans produits chimiques toxiques ? Inscrivez-vous à notre newsletter mensuelle ou engagez-vous auprès de notre association en tant que membre, bénévole ou donateur. 

Recherche